Bonne et  sainte année 2022

Bonne et sainte année 2022

    En ce début d’année 2022, il convient que nous regardions « en avant » pour demander la bénédiction du Seigneur sur nous et sur tous ceux qui nous sont chers, en nous tournant également vers ceux et celles que nous ne connaissons pas et qui partagent pourtant notre humanité.
    Dans notre culture bretonne, le Jour de l’An a toujours été consacré aux rencontres familiales et aux rencontres entre voisins.
Parmi les gens les plus âgés, qui ne se souviennent pas, avec un peu de nostalgie sans doute, des repas chez les grands parents, les parents, des promenades, des jeux avec les cousins et les cousines, et de la bénédiction du Jour de l’An.
Aujourd’hui les choses ont un peu changé, mais le Jour de l’An pour nous chrétiens, est l’occasion de lever les yeux vers l’Auteur de toute vie et de tout bien, et de reprendre quelques paroles du vieux cantique traditionnel : Mon Dieu bénis la nouvelle année. Rends heureux nos parents et amis. Déjà dans l’Ancien Testament, nos Pères dans la foi savaient se tourner vers Dieu et solliciter sa bénédiction avec des mots qui sont parvenus jusqu’à nous et que nous pouvons faire nôtres en ce début d’année 2022. Ces voeux sont empruntés à Aaron, le frère de Moïse et rapportés dans le Livre des Nombres :
QUE LE SEIGNEUR TE BENISSE ET TE GARDE !
QUE LE SEIGNEUR FASSE BRILLER SUR TOI SON VISAGE !
QUE LE SEIGNEUR SE PENCHE VERS TOI !
QUE LE SEIGNEUR TOURNE VERS TOI SON VISAGE, QU’IL T’APPORTE LA PAIX           
          (NOMBRES 6, 22-27)
Oui, une année bénie par Dieu, une année de fraternité et de paix, une année de santé qui verra la pandémie prendre du recul, c’est ce que je vous souhaite à toutes et à tous.
MeilleursVœux                                                               
Père Guillaume

NOËL 2021

NOËL 2021

     En ces fêtes de Noël, c’est évidemment la joie qui habite nos cœurs, joie de nous retrouver en famille, joie d’être ensemble, joie parce que dans un monde parfois si dur et parfois si égoïste, la fête que nous célébrons semble rompre pour un temps le cercle de la solitude et du chacun pour soi. Mais notre joie à nous, fidèles du Seigneur, est bien de célébrer l’anniversaire de la naissance de Jésus le Christ, le Messie attendu, né à Bethléem. OUI UN ENFANT NOUS EST NÉ.  Le prophète Isaïe, plusieurs siècles avant notre ère, exulte parce que Dieu lui a révélé qu’il allait envoyer un Sauveur à son peuple. Aussi demandons en ces fêtes de Noël, la grâce d’être renouvelés dans notre foi. METTONS LE CHRIST AU CENTRE DE NOS VIES.
    Prenons conscience de notre dignité avec le Christ d’enfants de Dieu, et décidons de vivre dans une fidélité plus grande aux promesses de notre baptême.
En ces fêtes de Noël, osons aussi afficher notre foi au Dieu de Jésus le Christ et dans l’Esprit Saint, en Eglise, et à l’égard de tous celles et ceux que nous rencontrerons ces jours-ci, proches ou lointains de l’Eglise. Gardons cette conviction de faire connaître le Christ. Retrouvons en ces fêtes de Noël cette conviction, gardons-la au cœur, petits et grands. Qu’elle illumine notre fête de Noël. Dieu est quelqu’un qui nous aime, nous devons aimer Dieu, et aussi nous devons nous aimer les uns les autres.
    Que cette fête de Noël soit pour chacune et chacun un temps de joie et de paix.
Joyeux Noël
Père Guillaume

MEDITATION EN CE TEMPS D'AVENT

MEDITATION EN CE TEMPS D'AVENT

Et Vous… Qui dites-vous que je suis ?

Jésus invitait à oser croire que Dieu est tendresse et bonheur,
en lui-même et pour toutes et tous.
Il invitait chacun à être pauvre de cœur, à avoir les mains ouvertes,
à ne pas s'épuiser dans la recherche de la première place ;
il invitait à se dire que l'on n'est jamais arrivé,
et ainsi, à être jeune aujourd'hui et l'être encore demain.

Il invitait à être doux, tenacement doux,
à être à ce point fort
que l'on se fiche d'être bernés par ceux qui se croient les plus forts,
à être tendres envers autrui comme envers soi-même.

Il invitait à savoir pleurer, à se laisser être atteint,
à avoir un cœur vulnérable comme le cœur de Dieu même,
à clamer d'horreur devant les innocents qu'on assassine,
à crier comme un fou, en prophète et en vivant,
devant le mal, la souffrance et la mort.

Il invitait à avoir faim et soif de justice,
à inventer avec le prochain de justes relations,
à communiquer avec naturel et plaisir,
à avoir la passion du dialogue avec autrui comme avec Dieu,
à vivre ceci qu'il est juste d'être en gratitude envers tous ceux qu'on rencontre
car on reçoit toujours d'autrui.

Il invitait à la tendresse,
à avoir un cœur qui ne craint pas d'aimer ni de se laisser aimer,
qui laisse le passé au passé, qui oublie les blessures jadis reçues
et donne à l'oppresseur une nouvelle chance aujourd'hui,
et peut-être alors, une amitié nouvelle va-t-elle ressusciter entre eux.

Il invitait à avoir un cœur tout net
auprès de qui le prochain trouve fraîcheur et respiration,
un cœur qui ne perd pas son temps à moraliser,
qui ose dire l'élan d'affection qu'il sent jaillir en lui.

Il invitait à lutter pour la paix, à la créer jour après jour,
à agir en étant soi-même désarmé, à transformer en liens vrais
les inimitiés les plus nouées et les oppositions les plus tordues.

Jésus invitait au bonheur                                      

Jacques Valery et François Six

La nouvelle traduction du Missel Romain, un évènement ?

La nouvelle traduction du Missel Romain, un évènement ?

      Nous pourrions, à juste titre, nous poser la question, pourquoi l’arrivée imminente de la Nouvelle Traduction du Missel Romain est un « événement » ? Et tout simplement considérer que ce livre est le livre du prêtre. Nous le voyons, il est entre les mains de celui qui préside à notre assemblée ou porté à bout de bras par le petit servant avant que le missel ne se déplace sur la table eucharistique.
Et pourtant c’est aussi le livre des fidèles. Et presque inconsciemment nous avons inscrit ses paroles au cœur de notre humanité célébrante. Quand le prêtre nous salue, « Le Seigneur soit avec vous », naturellement nous répondons « et avec votre Esprit » et il en va de même pour toute la liturgie de la messe.
       Cette nouvelle traduction va bien évidemment nous obliger à adopter quelques mots de vocabulaire différents et entendre des paroles liturgiques nouvelles. Cela va peut-être nous troubler, voire nous irriter mais ce travail de traduction francophone engagé depuis de nombreuses années se veut avant tout, comme le souligne le pape François, un travail de « Fidélité ». Cette nouvelle traduction ne travaille donc pas seulement sur les mots et les paroles mais invite chacun, chacune d’entre nous à mieux comprendre ce qui se vit au cœur de la messe.
       L’arrivée de la nouvelle traduction sera aussi une occasion de ressaisir la dimension communautaire et missionnaire de notre liturgie eucharistique. Dans une société qui accorde beaucoup d’importance à l’individualisation, la communauté réelle et rassemblée en Église devient une expérience incroyablement belle. Mais comme ce n’est jamais acquis, ni définitif il est nécessaire de redécouvrir chaque dimanche cette réalité profonde de notre communion eucharistique.
       Ce Missel Romain, ce livre de service, lui qui ne reçoit habituellement aucun honneur, nous le recevrons en Église, le 28 novembre prochain, 1er dimanche de l’Avent. Nous allons donc, tous ensemble, découvrir certains de ces changements, se les approprier et les utiliser au fur et à mesure de nos rassemblements. Ce livre « serviteur » de la présidence et de l’assemblée des fidèles, avec son inépuisable réservoir spirituel, nous sommes invités à l’accueillir comme un événement important, à le scruter, à en devenir familier et trouver le bonheur et l’art de célébrer.
           Jean-Louis Jourdain, délégué diocésain Pastorale liturgique et sacramentelle

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